GISDay 2025 : Deux jours pour explorer l’avenir de la géomatique en Nouvelle-Calédonie
La communauté géomatique calédonienne réunie
Les jeudi 20 et vendredi 21 novembre 2025, la communauté géomatique calédonienne s’est retrouvée au Centre administratif de la province Sud (CAPS) pour la 8ème édition du GISday, la journée internationale dédiée aux Systèmes d’Information Géographique (SIG). Une édition pas comme les autres organisée pour la première fois sur deux jours complets qui a accueilli près de 160 inscrits, une grande diversité de contenus et l’arrivée de nouveaux acteurs régionaux.

Des temps d’échanges pendant 2 jours
La matinée du jeudi a démarré par les discours institutionnels d’ouverture avec Petelo Sao, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge de l’innovation et Christophe Tourret, directeur général d’Esri France qui ont rappelé l’importance de la géomatique pour la Nouvelle-Calédonie : meilleure connaissance du territoire, aide à la décision publique, outils de gestion environnementale mais également innovation au service du développement économique.
La session plénière, véritable mise en bouche de l’événement, a offert un panorama des grandes thématiques du moment : cartographie agricole, données de santé environnementale, impacts du réchauffement climatique, ou encore retours sur les projets structurants menés par les membres du Club de la géomatique.
L’après-midi de cette première journée a permis aux participants de plonger au cœur des grands chantiers du territoire. La session consacrée aux données et aux infrastructures a notamment mis en lumière la mise en place de la nouvelle API Localisation du gouvernement, ainsi que la préparation du Répertoire des immeubles localisés (RIL 2025). Les intervenants ont également présenté les travaux en cours sur la digitalisation des données AEP et ont esquissé les perspectives offertes par le projet DATA NC, qui pourrait ouvrir la voie à des infrastructures structurantes telles qu’un Centre de Données et de Services ou encore un Atelier de la Donnée pour la Nouvelle-Calédonie. Dans la continuité, la session « Vu du ciel et de l’espace » a illustré la richesse des usages de la télédétection. C’était notamment l’occasion de faire le point sur les avancées de la campagne de photogrammétrie SERAIL (2024–2026), le CNES est revenu sur ses actions menées à l’échelle locale et internationale, tandis qu’une présentation dédiée aux drones a rappelé que ces outils sont aujourd’hui accessibles et puissants pour l’analyse du territoire. La session s’est poursuivie avec la présentation du projet régional Digital Earth Pacific porté par la CPS, soulignant le rôle central des images satellites pour comprendre les transformations environnementales en cours.

Une écoute attentive lors des différentes sessions
La seconde journée a débuté par une session consacrée à l’IA géospatiale, un domaine désormais incontournable pour l’analyse territoriale. Les interventions ont exploré la révolution des embeddings, les nouveaux usages pédagogiques rendus possibles par l’apprentissage numérique, ainsi que le potentiel de l’intelligence artificielle pour contribuer à la protection de la biodiversité calédonienne. La journée s’est poursuivie avec une session dédiée aux outils SIG opérationnels, au cours de laquelle ont été présentés le système S2P de surveillance maritime en temps réel et la mise en place de GeoNode à Wallis-et-Futuna, démontrant le dynamisme des initiatives régionales.
Enfin, la dernière demi-journée de cet événement s’est conclue par deux sessions tournées vers l’enseignement et la créativité. Les acteurs universitaires, les porteurs de projets numériques éducatifs et la Maison de l’Espace ont montré comment la géomatique trouve désormais sa place dans les parcours de formation et contribue déjà à préparer les professionnels de demain. Cette huitième édition s’est conclue par la remise du prix pour le concours cARTo, qui remplace désormais le traditionnel concours de Géophoto. L’objectif ? Montrer que la cartographie peut devenir un véritable support artistique.

Lauréat du concours cARTo 2025 : ‘La Nouvelle Calédonie, terre de souffle’ de Chrystelle Di Matteo
Avec ses sept sessions thématiques, ses temps d’échanges, ses présentations techniques et ses interventions, cette édition 2025 a confirmé la vitalité du réseau géomatique calédonien ! Cet événement était aussi l’occasion de souligner l’importance d’impliquer les jeunes générations, grâce au side event organisé au collège de Tuband la veille des journées en collaboration avec le Vice-Rectorat. Il a aussi mis en évidence l’ouverture régionale croissante de la filière, portée par la participation d’acteurs des territoires voisins engagés dans les mêmes dynamiques.
Image drone du Collège de Tuband (Source Ville de Nouméa)
Le Club de la géomatique, qui compte désormais 38 membres en 2025, poursuit ainsi son développement en structurant une filière qui ne demande qu’à grandir ! Bravo à toutes celles et ceux qui ont contribué au succès de cette nouvelle édition : les intervenants, le public et les partenaires : gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, la province sud, Vice-Rectorat de la Nouvelle-Calédonie, Ville de Nouméa, OPT, la Secal, Data Terra, EEC ENGIE, GIE SERAIL, Connect by CNES, Peerson et Ocean IA.
Si votre organisation souhaite rejoindre le Club de la géomatique en Nouvelle-Calédonie, n’hésitez pas à nous contacter (https://georep.nc/contact).
Rendez-vous en 2026 pour une nouvelle aventure géomatique !
